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2010

HEURES D’OUVERTURE POUR LE TEMPS DES FÊTES


Veuillez prendre note de nos heures d’ouverture du 9 décembre au 24 décembre
Lundi, mardi, mercredi de 9h00 à 21h00
Jeudi et vendredi de 8h30 à 21h00
Samedi de 8h30 à 17h30
Dimanche de 8h30 à 17h00


ENFIN ARRIVÉE, NOTRE HUILE D’OLIVE – LA PICUAL


Enfin arrivée…
La cuvée d’huile d’olive importée spécialement pour Les Passions de Manon.
Une passion pour la Picual, voilà son nom, étant une sorte d’olive délicieuse…
Ne tardez pas… Venez vous la procurer!

Voici la photo du producteur de notre huile en Espagne…


LE PANETTONE EST ARRIVÉ


Suivez votre instinct gourmand et découvrez l’une des meilleures maisons de panettone en Italie: la Pasticceria Muzzi.

Située à Foligno dans le Sud Est de l’Italie, Muzzi a été fondée en 1795.

On y fabriquait alors de petites pâtisseries à l’anis.Deux cent ans plus tard, la maison jouit d’une renommée à l’échelle internationale.

Sa fidèle clientèle est séduite par la qualité des ingrédients sélectionnés, par la variété de douceurs proposées, par les emballages soignés conçus pour préserver l’excellence des produits…

Et Manon partage aujourd’hui ces délices avec vous!

www.pasticceriamuzzi.com


TIRAGE D’UN BALSAMIQUE DE 100 ANS (500$)


Chez Les Passions de Manon :
Obtenez une chance de gagner un balsamique âgé de 100 ans (valeur de 500$) avec tout achat de balsamique de 20$ et plus.


 
 
 
 
 
 
 
 
 

UNE HISTOIRE DE TIMBRE


Chez Les Passions de Manon :
À chaque tranche de 20$ d’achat, obtenez un timbre…
Accumulez 20 timbres et nous vous offrons une bouteille d’huile d’olive au choix de Manon.


 
 

GAGNEZ VOTRE FACTURE !


Chez William J. Walter :
À chaque facture égale ou supérieure à 10$, vous courrez la chance de gagner cette facture.
Déposez votre facture au comptoir, tirage toutes les semaines.


 
 

CARTE DE SANDWICH


Chez William J. Walter :
Saviez-vous que depuis 2 ans, chez William J. Walter, on vous donnes une carte de sandwich et lorsqu’elle est complète, obtenez un sandwich de votre choix GRATUITEMENT !


 
 

UNE NOUVELLE IMAGE POUR LE MARCHÉ


Le Marché Centre de Saint-Hyacinthe se donne une nouvelle image et un nouveau nom : Le 1555 – Marché public Saint-Hyacinthe.
Cette démarche s’inscrit dans une volonté de l’Association des commerçants du Vieux-Marché de redonner ses lettres de noblesse à cette adresse incontournable du centre-ville.

Fort de sa nouvelle appellation, la signature usuelle du Marché Centre « Faites votre marché à l’européenne » sera conservée.

« Avec l’aide de Simon Cusson, directeur général de la Société de développement du centre-ville, nous avons décidé d’adopter une approche plus marketing en nous rassemblant sous un même logo qui nous permettra de mieux nous positionner et d’être ainsi plus concurrentiels », a indiqué Manon Robert, présidente de l’Association des commerçants du Vieux-Marché.

Dans l’ordre habituel, Jean-François Phaneuf, des Jardins du Vieux-Marché; Vincent Prince, de la Boulangerie des Princes; le Chanoine Gaston Giguère, François Charron, de la Poissonnerie Charron; Jacques Raymond, de La Demi-Calorie; Michel Charron, de la Boucherie Charron; et Manon Robert, de la Saucisserie William J. Walter.Photo Patrick Roger, Le Courrier ©

« Le marché est un coeur qui doit battre pour faire vivre les artères commerciales du centre-ville », a-t-elle poursuivi avec fierté.

Lors de la conférence de presse tenue au centre d’exposition Expression, on a tenu à sensibiliser l’auditoire sur l’importance d’avoir un marché public au centre-ville.

« Des municipalités ont osé démolir leur marché public. Nous sommes devenus un modèle à suivre pour d’autres villes au Québec qui tentent aujourd’hui d’implanter un marché », a mentionné Sylvain Gervais, directeur général de la Corporation de développement commercial de Saint-Hyacinthe.

Depuis 1985, le Marché Centre abrite dans ses murs sept commerces alimentaires (boucher, saucissier, fromager, pâtissier, boulanger, poissonnier, épicier et fruitier) ainsi qu’une quinzaine de locataires extérieurs lors de la saison estivale.

Construit en 1830, le marché de Saint-Hyacinthe est le doyen des marchés publics au Canada, ayant toujours conservé sa vocation première.

Voir la nouvelle sur le site du Courrier de St-Hyacinthe www.lecourrier.qc.ca

LE GUIDE DU GOURMAND DE LA VALLÉE-DU-RICHELIEU


Sentez, goûtez, dégustez…
Les passions de Manon, c’est une aventure… Et tout a commencé par la passion, passion de la gastronomie, des voyages, des découvertes… Manquant d’espace dans la saucisserie William J. Walter qu’elle avait acquise et transformée en caverne d’Alibaba aux accents mondiaux, elle décide de se procurer un nouveau local pour laisser libre cours à ses aspirations. Et la magie se produit… Entrer dans le magasin, c’est faire un voyage autour du monde, on y retrouve des thés, des pâtes, des épices, des confits et marinades, des olives… Mais ce n’est pas tout! Vous découvrirez des huiles et des vinaigres sous toutes leurs déclinaisons. Les passions de Manon c’est un ecoin de détente gastronomique où vous pourrez vous délecter de délicieux cafés, de friandises, de panettone… Un bar de dégustation vous y attend afin de choisir le produit que vous aimez le plus. Le tout emballé dans un service très personnalisé. Depuis septembre 2009 est né le salon Corona (anciennement le nom du théâtre) où vous trouverez un immense choix de cadeaux personnels ou corporatifs. Laissez-vous vous séduire et envolez-vous vers le plus beau voyage de votre vie!



2009

CHANGER LES CHOSES PAR L’ACTION COMMERCIALE

Faire battre le cœur du centre-ville: le Marché-Centre

DÉCEMBRE 2009

ManonRobert Propriétaire du saucissier William J.Walter et Les Passions de Manon, et présidente de la Coopérative du Marché-Centre de Saint-Hyacinthe

Comment elle fait progresser la région:

Hyper dynamique et pasionnée, Manon Robert est native de Saint-Pie-de-Bagot. « J’ai toujours habité et travaillé dans la région maskoutaine, et je suis incrustée dans le centre-ville depuis l’âge de 15 ou 16 ans quand j’ai occupé mes premiers emplois dans les commerces. » Cette fille d’agriculteurs qui a toujours eu 2 ou 3 emplois en même temps, dans des mondes aussi variés que les cliniques d’ophtalmologie et des centres de culture physique, a le commerce dans le sang et elle a véritablement trouvé sa place en 1997 : « Je voulais me lancer en affaires et j’ai une passion pour la cuisine. J’ai conjugué les deux en faisant l’acquisition du saucissier William J.Walter au Marché-Centre, qui existait déjà et a débuté chez William J. Walter. » Manon Robert a commencé à s’y impliquer quand on lui a demandé de former une première coopérative, puis d’en être la présidente. Elle y a consacré beaucoup d’efforts et de travail. Sous son impulsion et avec l’appui des autres marchands, le marché a connu un réel regain d’activités. En parallèle, elle a continué à développer son commerce, puis en 2008 elle a ouvert une épicerie fine sur la rue Des Cascades, en face du marché, à laquelle elle vient de rajouter le Salon de cadeaux Corona. Cette passionnée du centre-ville et du Marché-Centre s’est toujours investie à fond dans son milieu, par des activités de bénévolat et à travers plusieurs organismes dont la Société de déve loppement centre-ville (SDC) et la Chambre de commerce et de l’industrie Les Maskoutains. Récemment, une nouvelle corporation du marché vient d’être mise en place et Manon Robert en est la responsable.

Ses projets pour la région:

Manon Robert est perpétuellement animée par de nombreux projets, nourris par ses nombreux voyages et lectures, toujours dans l’objectif de développer le centre-ville et son cœur, le Marché-Centre, pour qu’il continue à battre bien et fort. « Un centre-ville il faut en prendre soin, ça ne se réinvente pas, il nous est propre et il crée un sentiment d’appartenance grâce à des boutiques spécialisées, un service personnalisé et des produits exclusifs que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. Pour que le cœur batte encore mieux, il faut l’alimenter avec des boutiques tout autour, et en attirer de nouvelles pour créer cette synergie de vie. »

Ce qu’elle veut pour la région:

Travailler à développer la région, dans laquelle le marché et le centre-ville doivent continuer à se distinguer, à jouer un rôle unique et irremplaçable dans la région.

Photo : Benoit Bourgeois • Vizib studio photo
Robe et bijoux : Boutique Moi et L’Autre
Coiffure : Benoit Champigny Studio G coiffeures
Maquillage : Sophie Blanchette

LA PROVENCE DE MANON ROBERT


Un touriste français rencontré au Mexique pendant ses vacances lui parle de marier crozets et reblochon et voici que l’amitié s’installe. Manon Robert carbure à la passion et ces années-ci, ses passions, ce sont la bouffe et les voyages.

Et c’est ça, d’abord et avant tout, qu’elle veut partager avec ses clients. Pour ce faire, puisque l’espace occupé au Marché-Centre ne lui suffisait plus, elle a déménagé une partie de ses pénates de l’autre côté de la rue des Cascades. Le décor provençal des « Passions de Manon » donne le goût de s’arrêter pour regarder, humer et pourquoi pas, piquer une jasette avec la patronne qui, justement, a créé son nouveau concept autour de trois beaux fauteuils rouges, mis à la disposition des clients.

Dans sa toute nouvelle épicerie fine, Manon Robert accueille les gens comme s’ils entraient chez elle. Vous avez le goût de partager votre passion pour la bouffe, « venez vous asseoir, on va jaser. On peut aussi parler d’autre chose que de bouffe », précise-t-elle, le coeur grand ouvert.Photo Robert Gosselin, Le Courrier (c)

« J’ai toujours aimé cuisiner et toute jeune, je voulais bien manger parce que je souhaitais devenir mannequin. Je me souviens du regard incrédule de ma mère, quand, à 10 ans, je lui ai demandé de m’acheter du OKA pour une recette que je voulais faire. Du quoi?, m’avait-elle répondu. »

Ses côtés entrepreneure et leader, elle les doit en partie à son père, agriculteur et politicien. Ces deux carrières ont fait de lui un homme fort occupé, mais qui savait déléguer.

« Il m’a fait confiance très jeune. 11 ans, j’exploitais ma propre boutique de fruits et légumes. Je les frottais mes pommes! » s’exclame en riant la sympathique femme d’affaires.

La petite Manon gourmande est devenue grande, mannequin de l’âge de 15 à 18 ans, puis elle a passé 10 ans aux côtés de Caroline Jodoin à titre d’assistante en ophtalmologie. Elle gérait la comptabilité, ce en quoi elle avait étudié au Cégep.

« Je vis sur mes passions, mes inspirations et je n’ai pas peur de l’échec. C’est dans l’échec qu’on apprend le plus. Je m’étais fixée pour objectif d’avoir mon propre commerce à l’âge de 30 ans. »
L’aventure gourmande prend forme
En 1997, Manon Robert devient propriétaire de la saucisserie William J. Walter au Marché-Centre.

Elle qui aimait toujours autant faire à manger et recevoir des amis se demande alors pourquoi elle n’avait pas songé plus tôt à allier business et bouffe.

Ses visites hebdomadaires au Marché Atwater, où elle a développé une grande complicité avec René Lavallée qui est copropriétaire de la boutique aux Douceurs du Marché, lui inspirent la suite des choses.

« Afin que je démarre en douceur, René m’a proposé d’acheter quelques produits à la fois, en m’offrant de bons prix », raconte Manon Robert.

Ciel! Mon Pinard, animée par Daniel Pinard, est à ce moment-là une émission télévisée très populaire. La Maskoutaine sait d’avance ce dont on y parlera alors elle se procure les produits-vedettes, car elle sait bien que ses clients commenceront à les lui réclamer au lendemain de la diffusion.

Bien au fait de l’actualité gastronomique mondiale, la belle passionnée veut en plus goûter sur place, se rendre à l’endroit même d’où le produit tire son origine.

« En voyage, il n’y a rien que je préfère au fait de dévier de la route principale pour aller voir ce qui se cache dans les moindres recoins de la campagne des pays visités. Nous réservons toujours dans des gîtes et ça ne me gêne pas, si c’est bon, de demander la recette et d’aller aux cuisines voir comment le chef procède. »

Elle déniche souvent ainsi quelques trésors comestibles et demande ensuite à ses fournisseurs de tenter de les importer.

Bien manger pour Manon Robert, c’est utiliser les bons produits, des produits simples et authentiques. Pas des mélanges déjà prêts dont on ne connaît pas véritablement la teneur.

Donnez-lui un bon vinaigre, une huile de première qualité, de la fleur de sel et du poivre et les bases de son prochain festin sont jetées.

Gérard Vives, surnommé le cuisinier des épices, est l’un de ses amis. Il lui a permis de rencontrer des gens extraordinaires sur la route des voyages, dont plusieurs petits producteurs inspirants.

Et la Provence, celle dont on détecte les odeurs dès que l’on met le pied chez « Les passions de Manon », pourquoi l’aime-t-elle autant?

« La Provence a toujours été le summum du bon goût, s’emballe-t-elle, les yeux pétillants. La Provence, c’est le soleil, les cigales, le vent, les fleurs… »

On sent bien qu’elle pourrait poursuivre comme ça pendant des heures et des heures.

Et son carburant autre que la bouffe, son leitmotiv, quel est-il?

« Savoir que la vie est courte (la mort d’un proche à l’âge de 28 ans l’a profondément marquée) et me dire constamment qu’il faut faire ce qu’on a envie de faire. Pour le reste, je regarde ce qui se passe dans mon jardin à moi et je l’entretiens. Quand je n’aurai plus de fun, je ferai autre chose. »

L’épicerie fine est déjà ouverte, mais il y aura ouverture officielle le 19 septembre lors d’un 5 à 7. Avis aux clients intéressés, actuels ou futurs. Philippe de Vienne, spécialiste des épices, sera sur place.

Voir la nouvelle sur le site du Courrier de St-Hyacinthe www.lecourrier.qc.ca

MANON ROBERT EN NOMINATION


Vêtue d’une magnifique robe rouge, couleur passion, Manon Robert n’est pas passée inaperçue sur la tribune réservée aux personnalités. Seule femme en nomination cette année, elle a dévoilé sa recette de succès et de bonheur.
Ainsi, elle confie n’avoir pas de grand mérite, elle qui opère entre autres de front deux commerces au centre-ville de Saint-Hyacinthe, qui a contribué à la renaissance du Marché-Centre et qui a élevé une belle famille.

« J’aime le public, j’aime les gens et je souris tout le temps. Je n’ai pas de mérite d’être souriante, car ça fait plaisir et ça ne coûte rien. Si j’ai réussi à passer au travers malgré les épreuves des premières années de démarrage, c’est parce que j’y croyais.

Manon Robert pose en compagnie de Jean Chagnon, de Raymond Chabot Grant Thornton.Photo Patrick Roger, Le Courrier
J’y croyais tellement… Je me sentais à ma place, c’est tout. Je suis une personne organisée et passionnée, je vis tout intensément. Je n’aurai pas assez d’une vie pour vivre tout ce que j’ai à vivre, c’est certain. »

C’est Nicole Guilbert, celle qui lui a ouvert les portes du commerce de détail et initiée à la vie trépidante de femme d’affaires en l’engageant d’abord comme employée, puis en lui cédant la saucisserie William J. Walter du Marché-Centre, qui lui a rendu hommage.

« Tu as toujours été une personne fière, à l’écoute et très talentueuse. Tu as le souci du détail et tu fais preuve d’une grande passion. Tu es une gagnante. J’ai toujours trouvé que tu étais non seulement grande physiquement, mais grande en tant que personne et comme femme d’affaires. » Voilà qui mettra peut-être du baume au coeur de celle qui aurait tant voulu exercer une carrière de mannequin internationale.

Mais il lui manquait quelques pouces, a-t-elle rappelé.

N’empêche, elle peut aujourd’hui faire les voyages auxquels elle a tant rêvé. Elle s’envolera d’ailleurs très bientôt pour la Corse. Elle pourrait d’ailleurs en revenir avec une nouvelle huile d’olive qui portera son nom.

Voir la nouvelle sur le site du Courrier de St-Hyacinthe www.lecourrier.qc.ca

MANON ROBERT, LA FEMME PASSION DU CENTRE-VILLE


Manon tu nous inspires! « Tout ce que je fais, je le fais avec coeur »

Manon Robert incarne la passion. C’est en quelque sorte sa marque de commerce. Femme d’affaires et commerçante prospère, elle est un heureux mélange de détermination et de raffinement. Du chien, elle en a à revendre.
Il lui a fallu une bonne dose de détermination pour faire son petit bonhomme de chemin jusqu’au centre-ville de Saint-Hyacinthe, où elle exploite maintenant deux commerces sur la rue Des Cascades.

Le plus récent, l’épicerie fine Les Passions de Manon, a ouvert ses portes il y a quelques mois à peine; l’autre, la saucisserie William J. Walter loge dans le vieux Marché-Centre qu’elle aime tant.

Photo Robert Gosselin, Le Courrier
Sans contredit vous diront les habitués, Manon Robert y est pour beaucoup dans la renaissance du marché public maskoutain.

« Je ne fais pourtant rien d’extraordinaire, mais tout ce que je fais, je le fais avec coeur. Je suis une petite boule d’énergie structurée et organisée », confie-t-elle.

Pour la passion qu’elle dégage et qu’elle manifeste dans tout ce qu’elle entreprend, l’énergie qu’elle a déployée pour animer le centre-ville et le Marché-Centre et pour tout l’amour qu’elle met à partager ses découvertes, Le Courrier de Saint-Hyacinthe et la Chambre de commerce et de l’industrie Les Maskoutains sont heureux de décerner le titre de personnalité du mois de février à Manon Robert.
Un beau brin de fille
Manon Robert est une femme lumineuse, radieuse même. 45 ans, elle dégage une belle assurance, un trait de caractère qui semble de famille chez les Robert.

Native de Saint-Pie, où elle a d’ailleurs effectué un retour à la terre réussi après un passage de quelques années à Saint-Hyacinthe, Manon Robert a grandi dans une famille organisée. Auprès d’un père producteur maraîcher, pomiculteur et organisateur politique à ses heures, elle a appris l’ABC du commerce. Toute jeune, elle tenait kiosque et vendait des pommes. Elle adorait le contact avec le public.

Gamine très sportive, Manon Robert raconte qu’elle était déjà obsédée par la bonne forme physique, la cuisine et la nourriture saine. Pendant que ses petites amies dévoraient des revues pour adolescentes et des livres ARCHIE, elle se nourrissait l’esprit de livres… de recettes et d’encyclopédies culinaires!

Belle comme une pomme à croquer, mais haute comme trois, elle a longtemps rêvé à la carrière de mannequin, qu’elle a pratiqué sérieusement à l’adolescence. Ses 5 pieds et 6 pouces et demi l’ont cependant détournée des projecteurs.

C’est sans aucun doute sa plus grande déception. « J’avais la taille et le style, mais il me manquait quelques pouces, dommage… » , dit-elle avec nostalgie.

Élève studieuse et talentueuse, elle s’est alors retrouvée sur les bancs du Cégep de Saint-Hyacinthe dans la technique à la mode à l’époque, l’informatique.

« J’ai détesté ça, mais je me suis obstinée pendant deux ans! »

Manon Robert a quitté le cégep sans diplôme et s’est vite déniché un emploi dans une pharmacie, puis comme assistante en ophtalmologie. Au début de la trentaine, elle fit une rencontre qui allait changer sa vie. la demande d’une amie, elle commença à travailler à la saucisserie du Marché-Centre. Ce fut la révélation.

Un véritable coup de foudre, tant et si bien qu’elle acheta le commerce l’année suivante, plus précisément le 20 mars 1997. Une commerçante était née.

« On dirait que tout ce que j’ai fait dans la vie, je l’ai fait pour ça, pour arriver là après un long détour. J’ai toujours eu les affaires dans le sang et ce type de commerce rejoint tout ce que j’aime : la nourriture, la cuisine, les voyages et par-dessus tout la relation de proximité avec les gens, le besoin d’être entourée et de partager mon savoir. »
Le Marché-Centre renaît
Manon Robert a connu les années de vaches maigres du Marché-Centre. Elle se souvient des grands espaces ternes et vides, de l’époque où on l’entendait marcher de loin. « Au départ, je me berçais et je lisais des livres en attendant les clients. J’ai été deux ans sans pouvoir me verser de salaire. Mais j’étais convaincue de mon affaire et un jour j’ai peinturé mon local en orange. ²a jurait pas mal, mais ce fut comme le déclic. On est vivant ou on ne l’est pas et moi je l’étais pour deux! »

Elle s’est aussi impliquée dans la gestion du marché public en prenant la tête d’un comité qu’elle a présidé pendant longtemps. Et peu à peu, les Maskoutains se sont réapproprié le marché et sont revenus nombreux au centre-ville.

« Les gens ne sont pas assez conscients de la beauté du centre-ville et de la richesse patrimoniale du Marché-Centre. Il n’y a rien de plus agréable que de marcher au centre-ville en soirée. Et ce Marché-Centre est un joyau qu’il faut entretenir avec soin. Il a une âme et une personnalité européenne qui lui est propre. »

Devenue à l’étroit à l’intérieur du marché, Manon Robert a décidé sur un coup de tête de déménager son épicerie fine de l’autre côté de la rue. Une nuit d’été l’an dernier, elle a rêvé d’un local et de trois fauteuils de cuir rouge. Deux semaines plus tard, elle concrétisait son rêve en ouvrant Les Passions de Manon face au marché.

« Je suis une pro centre-ville, alors rien ni personne n’aurait pu m’attirer le long de l’autoroute. J’ai d’ailleurs refusé d’ouvrir une boutique sur le bord de la Méditerranée tellement je crois au potentiel du centre-ville de Saint-Hyacinthe. »

Des projets un peu fous, Manon Robert en a d’autres en réserve. Elle prépare son prochain voyage en Corse, elle aimerait suivre des cours en Italie pour devenir juge international spécialisé dans la dégustation d’huiles d’olive et projette d’écrire un livre de recettes afin de répondre à une demande de son plus vieux. La belle Manon a deux fils, Anthony, 16 ans, et Ludovick, 18 ans, qui rêve de prendre sa relève.

« Je traverse une belle période de ma vie, mais j’ai travaillé pour cela. J’ai su saisir les opportunités que la vie m’a apportées. Je pense que pour réussir, il vaut mieux écouter que trop parler. L’idée, c’est de faire ce qu’on aime et espérer que ça va plaire. »

Nul doute, Manon Robert a su trouver la bonne recette.

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LE GOÛT DE L’OLIVE


On déguste l’huile d’olive dans un petit verre bleu. Un peu comme on déguste un vin à l’aveugle, dans un verre teinté noir. Afin que la couleur et ses nuances n’influencent en rien l’interprétation des arômes et du goût. On tourne ce verre dans nos mains pour rendre à température du corps cette huile divine que l’on s’apprête à déguster. On y détecte la pomme verte, le trèfle, l’herbe fraîche, la tomate. Une texture douce, onctueuse ou piquante. Un goût intense en amertume ou non… Incursion dans le monde de l’huile d’olive, à deux pas de celui du vin, avec Manon Robert, propriétaire de l’épicerie fine Les passions de Manon.
Même si la méthode de dégustation de l’huile d’olive n’est pas calquée sur celle des vins, elle sert de la même façon à révéler la qualité du produit à son goûteur, explique Manon Robert, rencontrée à son épicerie fine du Marché-Centre de Saint-Hyacinthe. Pour certifier cette qualité, des systèmes d’AOP (appellation d’origine protégée), d’AOC (appellation d’origine contrôlée), qui prennent un nom différent selon le pays, et de mention de provenance ont été mis sur pied.

Manon Robert propose une variété d’huiles, sélectionnées selon la qualité, la provenance et la diversité.Photo Patrick Roger, Le Courrier (c)
Ces certifications attestent au consommateur la place dans l’échelle de qualité de l’huile d’olive qu’il a choisie. Si l’indication de la provenance n’est pas indiquée sur la bouteille, c’est que le producteur n’a pas avantage à l’inscrire, spécifie Manon Robert.
Première pression et huile vierge
« Pour ce qui est de la mention première pression à froid, cela fait plus partie de la tradition. Au temps où les moulins n’arrivaient pas à extraire toute l’huile à la première pression, on effectuait une deuxième pression avec de l’eau chaude. »

D’autre part, une huile d’olive vierge est un pur jus d’olive (obtenue après la décantation), c’est-à-dire sans altération, comme c’est le cas pour les huiles raffinées de façon industrielle. La qualité s’établit en fonction du degré d’acidité. Plus il est bas, meilleure en est la qualité. En haut de la pyramide qualitative, la « extra » règne. Puis l’huile fine, coulante ou lampante.

Dérivées de l’espèce Oléa europaea, qui est cultivée dans les pays méditerranéens, les olives se déclinent en une multitude de variétés aux goûts et aux formes diverses. Certains producteurs inscrivent les variétés d’olives qu’ils utilisent, comme le font les vignerons avec les cépages. Chaque olive correspond à un goût, à un fruité noir, vert ou mûr, intense ou pas. Et comme pour les vins, certaines huiles d’olives sont le résultat d’assemblages, d’autres issues d’une seule variété.
Sa transformation
De verte, la peau devient noire à maturité et l’olive contient alors 25 % de son poids en huile. L’oliveur la cueille, puis elle est triée et lavée pour éliminer toute substance étrangère et nuisible à la qualité. Il faut environ quatre kilos d’olives pour obtenir un litre d’huile. Après le broyage, étape durant laquelle l’olive ne doit pas être dénoyautée puisque l’effet antioxydant du noyau permet la conservation de l’huile, le fruit est pressé. ce stade de transformation, le grignon, qui est composé de pulpe d’olives et de restes de noyaux, est séparé du « jus » avant la décantation. Suite à cela, l’huile doit être stockée dans des cuves, à l’abri de la lumière, pour éviter l’oxydation. Une fois la bouteille ouverte, l’acidité augmente. Il faut donc conserver une huile d’olive à l’abri de la lumière et de la chaleur et la consommer dans les deux ans.

Avec les aliments, elle se révèle à son meilleur et toutes les tentations sont permises. « Avec une bonne huile d’olive, on a tout ce qu’il faut pour faire d’un plat simple un plat savoureux. »

Planeta
DOP Val di Mazara
Huile d’olive extra vierge – Fruité intense
Région/pays : Sicile/Italie
Variétés d’olives : Nocellara, Biancolilla et Cerasuola
Acidité : 0,2 %
Prix : 21,95 $
Classification : DOP

Photo Patrick Roger, Le Courrier (c)

Producteur : Planeta
Trois cousins, Alessio, Santi Planeta et Francesca, produisent cette huile fruitée intense dans la région de Val di Mazara. Son bouquet aux arômes de trèfles et de pistache renvoie à une bouche légèrement piquante. L’entreprise familiale produit aussi des vins Planeta disponibles à la SAQ.

Cortes de Cima
DOP Val di Mazara
Huile d’olive extra vierge – Fruité moyen
Région/pays : Alentejo/Portugal
Variété d’olive : Cobrançosa
Acidité : 0,2 %
Prix : 18,95 $

Photo Patrick Roger, Le Courrier (c)

Producteur : Planeta
50 hectares d’olives Cobrançosa (une variété portugaise) servent à la fabrication de la Cortes de Cima. D’un fruité moyen, elle présente une bouche fraîche, avec des arômes de pomme verte et de fleurs. Dans toute sa rondeur, elle nous réserve une pointe piquante. L’entreprise de Hans Kristian et Carrie Jorgensen produit aussi une variété de vins rouges en vente à la SAQ.

Voir la nouvelle sur le site du Courrier de St-Hyacinthe www.lecourrier.qc.ca